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Adonis Bosso, un mannequin en pleine ascension

7 Fév

Adonis Bosso est un mannequin né en Côte d’Ivoire le 10 juillet 1990. Il a grandi au Canada.

Photo d'Adonis Bosso

Adonis Bosso photographié par Eric Ray Davidson pour WWD

C’est à 17 ans qu’Adonis Bosso commence le mannequinat, sans en faire une affaire trop sérieuse. C’était plutôt pour rendre service, pour une oeuvre caritative. Après le lycée, une de ses amies mannequins lui conseille d’envisager le mannequinat de façon plus sérieuse. Il en rit d’abord mais finit par signer un contrat avec son agence. Il n’y restera qu’un an environ, puis travaillera pour deux agences avant de finalement signer avec son agence actuelle, à New York.

Photo de la campagne printemps-été de H&M

Adonis Bosso pour la campagne printemps-été de H&M

Du haut de ses 1m89, Adonis Bosso est en train de bousculer le monde de la mode. Vous l’aurez sûrement dans une campagne H&M. Il a également travaillé pour Kenneth Cole, Richard Chai, Duckie Brown, Jeremy Scott, DKNY, Diesel, Custo Barcelona, Vivienne Westwood et d’autres marques encore.

Vous l’avez peut-être vu jouer à la petite voiture dans le clip de Natalia Kills “Problem”. Bon, je me moque (de ces quelques secondes de clips) mais je trouve que les moments où Adonis Bosso est à l’écran sont les beaux plans !

Et vous le verrez prochainement dans la campagne pour la collection printemps/été d’Adidas Original !

Photo d'Adonis Bosso pour la collection printemps-été d'Adidas Originals

Adonis Bosso pour Adidas Originals

Source : okayafrica.com, madamenoire.com

Voir aussi :

Andrea Iyamah, jeune styliste nigériane

29 Sep

Traduit de l’article publié par le 23 avril 2013 pour le blog Illuminessence

Photo de la styliste nigériane Andrea Iyamah

Andrea Iyamah, Styliste nigériane

C’est un samedi après-midi, Andrea Iyamah fait son shopping. A 20 ans, on fait ça en moyenne trois fois par semaine.

Sauf qu’en temps normal, elle ne rentre pas avec les toutes dernières vêtements et accessoires à la mode dans son sac. Andrea Imayah, elle, transporte des tissus aux couleurs pastels et des boîtes d’élastiques.

Ils sont destinés à sa ligne de vêtements, « Andrea Iyamah », spécialisée dans les vêtements sur-mesure et les maillots de bain. Au départ, Andrea Iyamah tenait un blog de mode. Celui-ci est devenu une ligne de vêtements en 2011. Andrea a toujours aimé coudre, mais elle n’aurait jamais pensé être capable de lancer sa propre ligne de vêtement. C’est d’ailleurs pour poursuivre ses études en communication et multimédia qu’Andrea avait quitté le Nigeria pour le Canada il y a quatre ans.

Poursuivre sa passion

“J’ai toujours voulu être styliste. Mais je pensais le devenir à mes 30 ans. Je n’imaginais pas que je le serai à 17 ans. »

Benjamine d’une famille de six, elle se rappelle avec émotion comment elle a économisé pour s’acheter une machine à coudre. Elle se souvient aussi clairement de sa première collection constituée uniquement de deux pièces : un short et une veste. Sa soeur avait posé pour qu’elle puisse prendre ces pièces en photo.

Alors qu’elle se prépare à sortir la collection  Printemps – Eté de ses maillots de bain, Andrea Iyamah vend près de 1000 pièces de maillots de bain sur mesure en ligne. Cette collection de maillot de bain s’appelle Nkwor, en l’honneur de son père Andy Nkwor Iyamah, décédé lorsqu’elle avait 7 ans.

Voir quelques maillots de bain Andréa Iyamah sur le site One Nigerian Boy (en anglais)

Un maillot de bain signé Andrea Iyamah

Avant-gardistes et raffinés avec parfois une petite touche ethnique, ses maillots de bain aux couleurs pastelles dégagent une image jeune. Andrea Iyamah tient à ce que ses vêtements fassent ressortir la confiance et la beauté de chaque femme. Comme elle le dit pour montrer l’importance de la diversité dans la mode : « C’est comme un monde ouvert pour les filles, peu importe leur style ».

Reconnaissance locale et à l’international

Andrea Iyamah a participé à de nombreux défilés de mode locaux et internationaux. Elle commence à étendre sa présence à l’international pour sa ligne de vêtements, du grand festival culturel et étudiant à la récolte de don pour des organisme pour l’enfance au Nigéria. Ses collections sont apparus le magazine Mania. Andrea Iyamah est elle-même apparue récemment dans le classement des 13 stylistes de 2013 choisis par le Wow magazine. Au Nigéria, on voit même des célébrités telles que Millen Magese, ancienne Miss Tanzanie, porter ses vêtements sur les tapis rouges. 

Voir la Collection "Plush" par Andrea Iyamah sur le site de One Nigerian Boy (site en anglais)

Une robe de la collection « Plush » – Source : One Nigerian Boy

Le succès d’Andrea Iyamah est aussi évident à l’échelle locale. Entre 200 à 300 personnes sont venues au défilé Andrea Iyamah de 2011 et à la Cocktail Party au Hamilton Convention Center pour avoir un aperçu de sa dernière collection.

Cela étant, Andrea sera la première à admettre que lancer et maintenir une ligne de vêtements n’est pas une mince à faire. C’est tout un processus : la styliste commence par une esquisse du modèle, puis elle en fait un croquis plus détaillé et le confectionne. Il faut ensuite faire les séances photo pour lesquelles Andrea aura d’abord choisi et ajustés les modèles pour ensuite les prendre en photo. La styliste nous raconte que la dernière séance photo a duré plus de 15 heures !

« [C’est] une façon de se montrer professionnel. Les gens pensent que c’est facile, qu’il suffit de prendre des vêtements, de les mettre et voilà, » explique-t-elle en insistant sur la fausse-idée que l’on se fait de l’industrie de la mode.

Andrea doit aussi réfléchir à la façon dont elle doit commercialiser ses produits, obtenir de la publicité sur des sites internet et des magazines, et communiquer via les réseaux sociaux.

“Comment rencontrer une clientèle et lui donner envie de revenir ? En lui montrant que vous la comprenez. »

Jonglant entre les cours et sa propre entreprise, Andrea est aussi reconnaissante envers sa famille et ses amis pour leur soutien. De retour au Nigéria, c’est vers sa mère, la première à l’avoir encouragée à prendre des cours de couture, et ses soeurs qu’elle revient.

A propos du monde des affaires

“En affaires, il ne faut pas avoir peur de faire des erreurs. C’est ainsi qu’on apprend la meilleure façon de faire et à se relever de ses propres erreurs. » explique-t-elle.

“C’est savoir se relever. Être prête à apprendre.”

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Deola Sagoe, styliste nigériane

4 Mar

Deola Sagoe est une styliste haute couture originaire du Nigeria.

Mère de trois enfants, Deola Sagoe a étudié à l’Université de Miami et l’Université de Lags pour obtenir une maîtrise en finance et en management. C’est en 1998 qu’elle débute sa carrière de styliste. Grâce à ses modèles gais aux couleurs vives, son nom rapidement fait le tour du monde.

Elle a été choisie pour représenter le Nigeria dans le cadre d’une nouvelle campagne mondiale pour le World Food Program (Programme alimentaire mondial) des Nations Unies. Cette campagne, « Catwalk the World : Fashion for Food », a commencé au Nigeria  en avril 2006. En 2007, des personnalités telles que le producteur américain Damon Dash, son ex-femme, la styliste Rachel Roy, et Ozwald Boateng, styliste londonien d’origine ghanéenne ont pris part à un événement au Ghana pour soutenir ce projet.

Le but de cette campagne est de récolter des fonds dans l’optique de réduire de moitié, d’ici 2015, le nombre de personnes mourant de faim dans le monde, et plus particulièrement les enfants.

Deola Sagoe montre souvent ses collections haute couture à la Fashion Week de Cape Town et a déjà été invitée de la Fashion Week de New York. Elle a remporté les récompenses de l’Africa Designs et le MNET / Anglo Gold Africain du stylisme en 2000, récompenses pour lesquelles elle avait été nominée par Andrey Léon Tally, l’éditeur de Vogue US. On compte parmi ses fans des stars telles qu’Oprah Winfrey et Will Smith.

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Aissata Tounkara : créatrice et gérante de la boutique Ethik Concept

26 Oct

Aïssata Tounkara, jeune femme d’origine malienne, est la gérante de la boutique Ethik Concept.

Après des études de comptabilité et de gestion et 5 ans dans un label de musique du monde, Aïssata Tounakra a souhaité réunir son côté artistique et son goût de l’éthique dans un même lieu.

Sa boutique/Concept Store allie le commerce équitable, le bio, le développement durable tout en soutenant les jeunes créateurs de la région parisienne souvent en difficulté. Après un passage de 9 mois en boutique de gestion, elle s’est lancée dans l’ouverture de son enseigne.

Aller sur le site Ethik ConceptAïssata Tounkara ouvre sa boutique en mai 2007 grâce à l’aide d’Entrepreneurs sans frontières, de ses réseaux, de fonds personnels et de Talents des cités-Emergence dont elle a remporté le concours en 2006.

L’ouverture d’un magasin de bien-être boulevard Ney à Clignancourt est prévue fin septembre et sera une extension du corner beauté du magasin des Halles : un magasin de cosmétiques naturelles, beaucoup de bio, de l’équitable, des intervenants réguliers, en privilégiant les savoir-faire culturels du monde.

Source : Présentation de la boutique Ethik Concept sur BioEtic

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Katoucha Niane : top model guinéenne

3 Sep

Fille de l’écrivain et historien Djibril Tamsir Niane, Katoucha est l‘ex-égérie d’Yves Saint Laurent.

Après une enfance passée avec ses parents, elle vit son premier traumatisme à l’âge de neuf ans lorsqu’elle est excisée. Sous la dictature de Sékou Touré, elle est obligée de s’exiler au Mali. Elle y est abusée sexuellement par son oncle à douze ans. Par la suite, elle rejoint sa famille à Dakar et tombe enceinte d’un garçon à qui sa famille la marie. Katoucha s’enfuit avec sa fille à Paris où elle fait ses premiers pas en tant que mannequin pour le couturier Thierry Mugler.

Sa carrière est un succès, elle est l’un des premiers top-model noirs. Elle devient rapidement l’égérie de plusieurs créateurs dont Azzedine Allaïa puis Paco Rabanne, Christian Lacroix et enfin Yves Saint-Laurent. Elle décide de créer sa propre ligne de vêtements en 1994 et présente sa collection baptisée simplement ‘Katoucha’ à l’Espace Cardin, la même année.Souhaitant retrouver ses racines, elle s’installe à Dakar en 2006 où elle poursuit ‘Ebène Top Model‘, un événement qu’elle a créé, destiné à lancer la carrière de jeunes mannequins africaines.

Femme de coeur, elle vient en aide aux enfants burundais par le biais de l’association de la princesse Kamatari. Victime de l’excision, elle dénonce cette tradition en publiant un livre témoignage « Dans ma chair » en 2007. Elle crée une association « Katoucha pour la lutte contre l’excision » pour soutenir les victimes et lutter contre le poids de la tradition. Elle disparaît par noyade le soir du 31 janvier 2008 alors qu’elle rejoint sa péniche, amarrée en bord de Seine.

Forte personnalité, Katoucha, surnommée « la princesse peule« , aura consacré sa vie à la lutte contre l’excision.

Source : Evene.fr

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