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Yinka Shonibare, MBE, artiste britannique contemporain

21 Fév

Yinka Shonibare est un artiste britannique contemporain. Il touche à plusieurs formes d’art, de la peinture à la vidéo en passant par la sculpture.

Photo de Yinka Shonibare, MBE

L’artiste Yinka Shonibare, MBE

Yinka Shonibare est né à Londres. Sa famille s’installe à Lagos, au Nigéria, lorsqu’il a 3 ans. Il retournera plus tard à Londres pour y étudier les beaux-arts à la Faculté des Arts de Byam Shaw (le « Byam Shaw College of Art » qui a changé de nom depuis), puis à l’Université de Goldsmiths (le « Goldsmiths College« ) où il obtient un Masters of Fine Arts (MFA), diplôme des beaux-arts, qui lui permet de faire partie de la génération des « Jeunes Artistes Britanniques« . Il vit et travaille aujourd’hui à Londres (dans le East End plus précisément, pour les connaisseurs de la ville).

Au cours des dix dernières années, Yinka Shonibare s’est fait connaître pour ses recherches sur le colonialisme et la période post-colonialiste dans le contexte de mondialisation actuel. Yinka traite en parallèle ces problématiques là et celles liées aux races et aux classes sociales, à travers la peinture, la sculpture, la photographie et, depuis assez récemment, la vidéo et des performances.

En passant par toutes ces formes d’art, Yinka Shonibare analyse plus précisément la construction de l’identité et des relations, aussi étroites que complexes, entre l’Afrique et l’Europe, ainsi que leurs histoires économique et politique respective. En mêlant histoire de l’art et littérature occidentale, il nous interpelle sur ce qui, aujourd’hui, constitue notre identité collective actuelle. Se définissant lui-même comme un hybride « post-colonial », Yinka Shonibare remet en question le sens même de la définition culturelle et de la nation.

Photo de la sculpture "Champagne Kid" par Yinka Shonibare

Champagne Kid, Yinka Shonibare, 2013

En 2002, Okwui Enwezor, spécialiste de l’art contemporain africain, lui commande une création spécialement pour la Documenta 10, dont il était responsable. C’est à cette occasion que Yinka Shonibare crée son oeuvre « Gallantry and Criminal Conversation« , oeuvre qui le propulsera sur la scène internationale. Certaines de ses oeuvres ont notamment été exposées lors à la Biennale de Venise mais aussi dans des musées de renommée mondiale.

En 2004, Yinka Shonibare faisait partie des nominés au prix Turner. Il a également été élevé au rang de membre de l’Ordre de l’Empire britannique (en anglais « Most Excellent Order of the British Empire« , abrégé MBE). Il décide alors d’ajouter ce titre à son nom d’artiste : Yinka Shonibare, MBE.

Photo réalisée par Yinka Shonibare

« The Sleep of Reason Produces Monsters », Yinka Shonibare, 2008

Il commence en septembre 2008, au Musée d’Art Contemporain de Sydney, une exposition que l’on retrouvera plus tard au Musée de Brooklyn à New York (en juin 2009) et au Musée de l’Art Africain de la Smithsonian Institution, institut scientifique américain, à Washington (en octobre 2009).

En 2010, son oeuvre Le Bateau de Nelson en Bouteille (en anglais, « Nelson’s Ship in a Bottle« ) sera la première commandée par la Grande-Bretagne. Vous pouvez la retrouver au quatrième socle du Trafalgar Square.

Photo de la sculpture "Nelson's Ship in a Bottle"

Nelson’s Ship in a Bottle, Yinka Shonibare, 2010

En 2013, Yinka Shonibare est élu « Royal Academician » par la Royal Academy of Arts (institution britannique qui oeuvre pour la promotion des arts visuels à travers différents types d’événements) dont il devient ainsi membre.

Source

Strange Fruit par Abel Meeropol, une protestation contre les lynchages

3 Fév

Strange Fruit est à l’origine un poème écrit par Abel Meeropol, un homme juif d’origine russe professeur de lycée, vivant dans le Bronx et membre du parti communiste. Ce poème est sa protestation contre les lynchages, fréquemment pratiqués dans le sud des Etats-Unis.

Photo d'Abel Meeropol

Abel Meeropol, auteur de la chanson Strange Fruit

Dans ce poème, Abel Meeropol exprime son aversion pour le lynchage. Il avait été profondément choqué par la photo, prise par Lawrence Beitler, du lynchage de Thomas Shipp et Abram Smith à Marion, une ville de l’Indiana. Cette image l’inspira à écrire un texte. Il publiera sous le pseudonyme de Lewis Allan le poème « Fruit Amer », « Bitter Fruit » en anglais, en 1937 dans une revue syndicale appelée The New York Teacher.

Photo du lynchage de Thomas Shipp et Abram Smith prise par Lawrence Beitler

La photo prise par Lawrence Beitler qui hanta Abel Meeropol pendant des jours

Bien qu’Abel Meeropol ait demandé à plusieurs compositeurs, comme le fameux Earl Hawley Robinson, de faire de son poème une chanson, c’est finalement lui-même qu’il composera la chanson « Strange Fruit ». Elle se fera connaître en tant que chanson engagée à New York et dans ses alentours. Abel Meeropol, sa femme et la chanteuse afro-américaine Laura Duncan la joueront au Madison Square Garden. Il proposera ensuite à Billie Holiday de l’interpréter.

« Pour le mouvement des droits civiques, Strange Fruit, de par sa dimension symbolique, eut un effet comparable au refus de Rosa Parks de céder sa place à un Blanc dans un bus, le 1er décembre 1955. » – Lencrenoir.com

Les paroles de la chanson Strange Fruit

Illustration de la chanson Strznge Fruit

Southern trees bear a strange fruit,
Les arbres du Sud portent un fruit étrange,
Blood on the leaves and blood at the root,
Du sang sur leurs feuilles et du sang sur leurs racines,
Black body swinging in the Southern breeze,
Des corps noirs qui se balancent dans la brise du Sud,
Strange fruit hanging from the poplar trees.
Un fruit étrange suspendu aux peupliers.

Pastoral scene of the gallant South,
Scène pastorale du vaillant Sud,
The bulging eyes and the twisted mouth,
Les yeux révulsés et la bouche déformée,
Scent of magnolia sweet and fresh,
Le parfum des magnolias doux et printanier,
And the sudden smell of burning flesh!
Puis l’odeur soudaine de la chair qui brûle !

Here is a fruit for the crows to pluck,
Voici un fruit que les corbeaux picorent
For the rain to gather, for the wind to suck,
Que la pluie fait pousser, que le vent assèche,
For the sun to rot, for a tree to drop,
Que le soleil fait mûrir, que l’arbre fait tomber,
Here is a strange and bitter crop.
Voici une bien étrange et amère récolte.

Interprétations de Strange Fruit

« Strange Fruit » est un classique qui a été repris par de nombreux artistes.

Billie Holiday

Ce fut la première interprétation de la chanson Strange Fruit, en 1939, au Café Society à New York.

Nina Simone

Diana Ross

India Arie

Common et John Legend

Il en existe bien d’autres versions de cette chanson. D’ailleurs, si vous connaissez d’autres belles versions de Strange Fruit, partagez-la avec nous.

Sources : raphael.afrikblog.com, la page Facebook de Nina Simone, NRPmusic

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L’histoire du blackface, ce « déguisement » qui dérange

8 Jan

Voici une petite leçon d’histoire de GlobalGrind. Dans un post publié sur ce site pendant Halloween, Christina Coleman nous explique concrètement en quoi porter le blackface est un geste offensant. On ne voit pas beaucoup de blackfaces en France, mais expliquer ce que c’est, expliquer son histoire, c’est éviter que certains (je ne citerai personne) ne le portent pour se déguiser sans comprendre le geste. 

Pour ce qu’il représente, le blackface est, de loin, bien plus terrifiant que les copies de Miley Cyrus. Se « déguiser » en noir, quand vous ne l’êtes pas. Que ce soit en l’honneur de votre personnage de télévision préféré, pour aller à une soirée sur un thème en rapport avec l’Afrique, ou pour clairement caricaturer une certaine vision de la culture afro-américaine avec des bling-bling, des chaînes et casquettes de travers, en représentant l’ignorance et le sectarisme habillé en gangster… En vous grimant ainsi, vous ferez dans tous les cas quelque chose de mal.

Affiche de la campagne : "Nous sommes une culture, pas un déguisement"

Affiche de la campagne : « Nous sommes une culture, pas un déguisement »

Le blackface. Certains l’ont porté par le passé. Certains le portent encore aujourd’hui. Et c’est vraiment une honte.

Photo de maquilleurs retouchant le blackface que porte Doris Day

La chanteuse et actrice américaine Doris Day portant le blackface (1951) Crédit: Hulton Archive/Getty Images

Cela fait des années qu’on explique au monde qu’on ne doit jamais porter le blackface ; ce n’est pas un geste anodin. Mais si on explique pas pourquoi, si on explique pas l’histoire du blackface, cela n’empêchera pas certaines personnes, connues ou pas, de le porter aujourd’hui avec l’approbation de leur entourage.

C’est une histoire que doivent ignorer beaucoup des trouble-fête que l’on voit pendant la période d’Halloween. Cette ignorance me donne une raison de pardonner leur insulte.

Voici quelques faits que vous devez connaître sur l’histoire du blackface, et les raisons pour lesquelles il ne sera jamais acceptable de se grimer avec un fond de teint ou de la peinture noir charbon ou marron pour faire rire.

1 – Le blackface est né dans les années 1820, dans les « minstrel shows ».
Dans ce genre de spectacle caricaturaux où les acteurs blancs se « déguisaient » en noirs. Ces caricatures avaient pour but de se moquer des noirs, finissant par inscrire dans les mentalités que toute personne à la peau noire correspondaient à ces stéréotypes.

Affiche de minstrel show

Affiche de minstrel show

2 – Les minstrels show ont existé des années 1820 jusque dans les années 1890.
C’était alors la forme de divertissement la plus populaire aux Etats-Unis. Dans chaque spectacle de ce genre, on retrouvait de nombreuse blagues et sketches mettant en avant les stéréotypes les plus dégradants et déplaisants sur les noirs pour faire rire le public.

3 – Jim Crow un personnage de cette époque très connu
Jim Crow, joué en réalité par un comédien à la peau très pale du nom de Thomas « Daddy » Rice, dansait et chantait « Jump Jim Crow » (chanson se moquant d’un esclave handicapé) avec le blackface. Une partie de son numéro montrait Jim Crow venant déranger les blancs profitant d’un moment paisible le plus souvent dans un wagon de train ou un restaurant. Le terme Jim Crow devint finalement synonyme de mise à l’écart des populations noires dans les zones réservées aux blancs. C’est pour cela que les lois qui instaurent la ségrégation portent le nom de ce personnage (Jim Crow Laws).

Représentation de Jim Crow

Représentation de Jim Crow

4 – Zip Coon, un autre personnage récurrent des minstrel shows.
Zip Coon, personnage créé en 1834, était joué par George Dixon. Sa spécialité était de se déguiser en un esclave affranchi et arrogant qui cherchait à se faire respecter mais ne parvenait pas à s’habiller et s’exprimer correctement.

5 – On parle aussi de « coon »
On désignait Jim Crow, Zip Coon et les autres personnages de minstrel créés après eux sous le nom de « coon ». Des comédiens blancs se déguisaient et peignaient leur visage avec un mélange contenant du charbon ou d’autres teintures, et exagéraient les traits en faisant les gros yeux et peignant leurs lèvres en rouge.

Le logo du site black-face.com

Illustration du blackface sur le site black-face.com

6 – Les stéréotypes dans les minstrel show
Faisons un tour des stéréotypes récurrents dans les minstrel shows

Représentation des personnages récurrents des minstrel shows

Personnages récurrents des minstrel shows

  • la Mama (en anglais « Mammy »), une femme noire d’un certain poids, fidèle à son maître
  • l’Oncle Tom (en anglais « Uncle Tom »), un homme noir qui chérit les idéaux des blancs
  • le Mâle (en anglais « Buck »), un homme noir intimidant qui n’a d’yeux que pour les femmes blanches
  • la Gueuse (en anglais « the Wench »), une femme noire aguicheuse le plus souvent jouée par un homme en robe
  • le « Pickaninny« , un ou plusieurs enfants aux cheveux hirsutes
    Je ne sais pas comment traduire ce mot mais si on le décompose « pick-a-ninny » signifie « choisis un idiot ». Tout est dit.

7 – A propos du Pickaninny
Dans les personnages récurrents (encore en 2013), le « pickaninny » est censé être un personnage insignifiant. Ces enfants étaient présentés comme étant bêtes, impulsifs. Ils se blessaient et mourraient souvent dans les minstrel shows.

8 – Des artistes noirs ont dû porter le blackface
Étonnamment, au 19ème sicle, les publics blancs refusaient que de véritables comédiens noirs jouent sur scène s’ils ne portaient pas le blackface. Le premier à le faire est William Henry Lane, aussi connu sous le nom de Master Juba. Ce danseur de claquettes qui finit par être si connu qu’il eu la permission de monter sur scène sans le blackface.

Portrait de William Henry Lane sans le blackface

Portrait de William Henry Lane

9 – Le blackface dans le vaudeville
Penser au vaudevile. Le vaudeville est un style de comédie qui propose des pièces pour un public familial. Ce genre de pièces très répandu des années 1880 au début des années 1930 faisait revêtir le blackface aux comédiens noirs dans les quelques rôles disponibles pour eux. C’est de cette façon dégradante que beaucoup de comédiens et danseurs noirs ont commencé et ont finalement ouvert la voix pour que les noirs puissent monter sur scène un jour sans blackface.

10 – Le blackface au cinéma
Avec le temps, le blackface est passé de la scène au grand écran. Dans Naissance d’une Nation (« Birth of a Nation »), le film controversé sorti en 1915, des hommes blancs portent le blackface pour décrire les hommes noirs comme des être violent et les affranchis comme étant simple d’esprit. Dans ce film, le Ku Klux Klan sauve les états du Sud et la race blanche de leur perte, les noirs ayant pris le pouvoir. Le réalisateur du film, D. W. Griffith, admit que le but était de « créer une aversion chez les populations blanches et surtout les femmes blanches, envers les hommes de couleurs ».

Affiche du film

Affiche du film « The Birth of a Nation »

11 – Le blackface dans les dessins animés
Des films, on passe aux dessins animés. Warner Brothers, MGM et Disney utilisent fréquemment le blackface dans les dessins animés pour perpétuer le stéréotype du noir paresseux, bête et violent. Aujourd’hui encore on peut voir certaines de ces références dans les programmes groupés.
Voir quelques exemples en image sur Youtube

12 – Le blackface dans un film de Spike Lee
Spike Lee s’est penché sur le thème des minstrel shows et du blackface dans The Very Black Show (en anglais, Bamboozled). Dans ce film sorti en 2000, Spike Lee montre les conséquence de près de deux siècles de préjugés et images dégradantes des populations noires aux Etats-Unis.
 Voir la bande-annonce du film Bamboozled

Malgré cela, malgré l’histoire du blackface, aujourd’hui encore, on peut voir ça :

Photo de blackface lors d'une soirée sur le thème de l'Afrique

Des invités d’une soirée de mode sur le thème de l’Afrique

Ca :

Photo de blackface comme déguisement pour Halloween

Le blackface comme déguisement pour Halloween… on dit non !

Ou encore ça :

Photo de déguisement d'Halloween

Se déguiser en gangster… Ok. Mais pourquoi se peindre « en noir » là ?

Si on reste positif, on peut espérer que comprendre l’histoire douloureuse du blackface fera réfléchir ceux qui veulent portent ce déguisement offensant à Halloween ou autre.

Source

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Janelle Monaé et son discours sur l’acceptation de soi

6 Jan

Le 13 octobre 2012 à New York, lors des Black Girls Rock 2012 sur la chaîne américaine BET, la chanteuse Janelle Monaé a prononcé un beau discours sur l’acceptation de soi.

Photo de la chanteuse Janelle Monaé pendant son discours sur l'acceptation de soi

La chanteuse Janelle Monaélors des Black Girls Rock 2012
Crédit photo : Bryan Bedder pour BET

La cérémonie des Black Girls Rock! awards célèbre la réussite de femmes de couleurs dans le domaine de l’art, de la politique et du social. Parmi les nominées, l’auteure, compositrice et interprète Janelle Monaé a reçu le Young Gifted and Black Award (le prix « Jeune, Talentueuse et Noire »). Son discours fut le plus émouvant de la soirée :

« Quand j’ai commencé ma carrière dans la musique, j’étais femme de ménage. Je nettoyais chez les gens. Ma mère était concierge et fière. Mon beau-père, qui m’a élevé comme sa fille, travaillait dans un bureau de poste, et mon père était éboueur. Ils travaillaient tous en uniforme. C’est pour cela que je suis ici aujourd’hui, en noir et blanc, et que je leur fais honneur en portant mon uniforme.

Cet uniforme me rappelle que j’ai quelque chose à accomplir. J’ai des gens à encourager, à inspirer. Et aujourd’hui, je porte fièrement mon uniforme en tant que Cover Girl. Par contre, laissez-moi vous expliquer, les filles. Je n’ai pas dû changer ce que j’étais pour devenir une Cover Girl. Je n’ai pas cherché à devenir parfaite, parce que la vie m’a appris que la perfection était l’ennemie de la grandeur. Alors acceptez ce qui fait de vous quelqu’un d’unique, même si cela met les autres mal à l’aise.« 

Janelle Monaé

Photo de Janelle Monaé pendant les Blacb Girls Rock! 2012

« Cet uniforme me rappelle que j’ai quelque chose à accomplir. J’ai des gens à encourager, à inspirer. »

A seulement 26 ans, Janelle Monaé est connue pour sa musique captivante qui met d’accord des amateurs de musique de tous genres (dans un seul album, elle vous fera passer du R&B à la funk en passant par le rap, le rock psychédélique et la disco). L’artiste est aussi reconnue pour son style vestimentaire original. Elle porte toujours ce qu’elle appelle son uniforme : toujours en veste et pantalon, en noir et blanc, coiffée d’un chignon banane à la mode des années 50.

Cet uniforme a attiré l’attention de grandes stars incontournable de la mode comme André Leon Talley, éditeur pour la version américaine du magazine Vogue. En août 2012, Janelle Monaé devient une CoverGirl, rejoignant ainsi les top models américains Christie Brinkley, Tyra Banks et Sofia Vergera, aujourd’hui ambassadrices de cette marque de cosmétique.

Photo de quelques ambassadrices de la marque de maquillage CoverGirl

Janelle Monaé fait partie des ambassadrices de la marque CoverGirl, comme Pink, Katy Perry, Sofia Vergera, Tyra Banks et d’autres.

Pendant son discours sur l’acceptation de soi aux Black Girls Rock! 2012, Janelle Monaé évoque avec émotion sa famille et explique porter cet uniforme pour leur faire honneur.

Voir le discours en image

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Paroles de Ben Enwonwu, peintre et sculpteur nigérian

11 Nov

Ceci est la traduction d’un citation de Ben Enwonwu (1921 – 1994), peintre et sculpteur nigérian.

C’est d’abord avec son père, sculpteur lui-même, que Ben Enwonwu appris l’art. Il se forma ensuite professionnellement au Nigéria, en Angleterre et aux Etats-Unis. Il a entre autres enseigné les beaux-arts au Nigéria et donné des enseignements dans de nombreuses universités à travers le monde.

Crédit photo : Bonhams

« Je refuse d’avoir un statut inférieur dans le monde de l’art. Je refuse aussi qu’on dise de mon art qu’il est africain parce que je n’ai pas exprimé comme il le faudrait ma réalité.

Je lutte constamment contre ce genre de philosophie, parce qu’elle est fausse. Les artistes européens comme Picasso, Braque et Vlaminck étaient inspirés par l’art africain. Tout le monde le voit dans leurs oeuvres, et personne ne s’oppose à cela. Mais lorsque les gens voient des artistes africains qui s’inspirent du savoir-faire et de techniques d’artistes européens, ils s’attendent à ce que cet « africain » se limite à ses formes d’art traditionnelles même s’il s’abaisse à les copier.

Je ne copie pas l’art traditionnel. J’aime ce que je vois dans les oeuvres d’artistes comme Giacometti, mais je ne les copie pas. Vous savez, j’ai personnellement connu Giacometti en Angleterre. Je savais qu’il s’inspirait des sculptures africaines. Mais je n’aurais pas pu être inspiré par Giacometti, puisqu’il était lui-même inspiré par mes ancêtres. »

 – Ben Enwonwu, 1989

Voir aussi

Le site de la Fondation Ben Enwonwu (en anglais)

Le portrait de la Reine Elizabeth fait partie de ses principales oeuvres.

Ben Onwenwu travaillant sur une de ses oeuvres les plus connues : le portrait de la Reine Elizabeth

Purapakal, un tableau de Ben Onwenwu (1973)